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Mise à jour CORONAVIRUS au 8/01/2021

    

Gilles Berwart

Préparateur physique des cavaliers LEWB
(Photo : Christophe Bortels)

Vous avez peu de chances de croiser Gilles Berwart au bord d’une piste équestre, pourtant il est un personnage important pour les cavaliers de haut niveau de la LEWB. Depuis 2013, Gilles Berwart est en effet le préparateur physique attitré de Grégory Wathelet, Jérôme Guéry, François Mathy Jr ou encore Lara de Liedekerke-Meier. Et si son travail s’effectue principalement en coulisses, il contribue indéniablement aux résultats des cavaliers en piste !

Gilles Berwart est trentenaire, mais il possède déjà une solide expérience dans le sport. Lui-même pratique plusieurs disciplines et il est diplômé d’un master en éducation physique à l’Université de Liège. Il a également suivi diverses formations plus spécifiques dans le domaine de la préparation physique.

« J’ai commencé par travailler dans une salle de fitness où j’ai pu côtoyer Guy Namurois, qui était une référence en matière de préparation physique », raconte Gilles Berwart. « C’est également comme ça que j’ai rencontré mon collègue Cédric Lehance. Avec lui et Yoann Bastin, nous avons créé l’ASBL Labsport, une structure pour accompagner les athlètes vers et dans le haut niveau. »

Une carrière dédiée au sport

Actuellement, Gilles Berwart partage son temps entre différentes activités professionnelles liées au sport. Il est notamment employé à mi-temps par l’Université de Liège pour le laboratoire d’analyse du mouvement humain et le Centre d’Aide à la Performance Sportive (CAPS). Il travaille également comme préparateur physique à son compte ou pour celui de l’ASBL Labsport.

« Au fil des ans, j’ai encadré des sportifs de disciplines individuelles ou collectives comme des équipes de basket de D1, des nageurs, des tennismen,… » Une poignée de cavaliers s’est ajoutée à la liste il y a environ six ans, après des contacts entre Marcel Nejszaten, Directeur de la LEWB, et Cédric Lehance, qui travaillait alors au sein de l’Adeps. Parmi ces athlètes figurent Constant Van Paesschen, Grégory Wathelet, Jérôme Guéry, Lara de Liedekerke-Meier ou encore François Mathy Jr.

Eviter les blessures

« A la demande de la Ligue, nous avons mis en place un suivi sportif des cavaliers de haut niveau sur base volontaire », explique Gilles Berwart. « Je les vois généralement une fois par semaine. Ce n’est pas toujours facile d'introduire ces séances dans leur planning car les cavaliers sont souvent à l’étranger, mais j’essaye de mettre en place avec eux un travail physique régulier. L’équitation est une discipline dans laquelle on peut réaliser une longue carrière, et si l’on veut éviter d’avoir mal partout il faut s’entretenir un peu sportivement. »

Le travail effectué par Gilles Berwart a notamment un rôle préventif : « En inculquant une certaine routine physique, on peut éviter des blessures. Un échauffement de cinq à dix minutes avant de monter à cheval peut par exemple changer beaucoup, surtout lorsqu’on commence tôt le matin en hiver. Je suis particulièrement attentif au dos car les cavaliers ont beaucoup de douleurs à ce niveau, mais on travaille le corps dans son ensemble. Il ne s’agit d'ailleurs pas seulement de musculation mais aussi d’étirements et d’assouplissements car les cavaliers sont généralement raides. L’endurance leur fait également souvent défaut. »

Du sport pour tous

Les quelques cavaliers de haut niveau qui travaillent avec Gilles Berwart ont rapidement vu les effets positifs que ce suivi en préparation physique leur apporte. La LEWB continue par ailleurs à sensibiliser ses athlètes à ces pratiques, notamment lors de journées annuelles de « team building » qui rassemblent des cavaliers de différentes disciplines autour d’activités sportives.

Comme le souligne Gilles Berwart, l’entretien de son corps n’est toutefois pas seulement réservé aux professionnels ou sportifs de haut niveau : « Les cavaliers de tous âges et tous horizons peuvent retirer des bénéfices de la préparation physique », estime-t-il. « Jusque l'âge de 15 ou 16 ans, je préconise toujours de varier les pratiques sportives pour améliorer sa base de psychomotricité. Plus tard, si l’on a moins de temps, une à deux séances de sport par semaine peuvent déjà faire la différence. On peut faire beaucoup de choses soi-même mais l’idéal est de s’initier avec un professionnel qui pourra donner un programme à suivre et éduquer aux bases de la préparation physique. Un tel encadrement ne coûte généralement pas trop cher. »

 

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