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Mise à jour CORONAVIRUS au 7/05/2021

    

Louise Ameeuw

Prénom et nom : Louise Ameeuw

Date de naissance : 08/04/2006

Installations : Ecuries d’Ecaussinnes

Discipline : jumping


Parcours équestre

Ce n’est pas un hasard si Louise Ameeuw a toujours été attirée par les chevaux. Elle a en effet grandi au sein des Ecuries d’Ecaussines fondées par son père Christophe Ameeuw, et sa mère Fernanda Trilha est également cavalière. C’est d’ailleurs elle qui coache Louise Ameeuw depuis ses tous débuts… ou presque ! « J’ai commencé à monter vers 4 ou 5 ans sur un shetland puis, comme tous ceux qui rêvent de débuter l’équitation, j’ai monté plusieurs mois en poney club », raconte Louise Ameeuw.

La cavalière a ensuite démarré les compétitions avec un poney C, Opium de Belval, et un poney D, Aida XXIII CH. « J’ai tout de suite été compétitrice, et j’ai d’ailleurs remporté mon premier concours sur 70 cm ! », se souvient la jeune cavalière. « Je dois toutefois avouer que j’avais un peu peur par moments, mais le coaching et les encouragements de ma maman m’ont permis de surmonter cela. »

Après environ deux saisons à poney, Louise Ameeuw a fait ses débuts à cheval dès l’âge de 11 ans dans les épreuves scolaires. Depuis lors, elle est passée en juniors et continue sa progression, toujours entraînée par sa mère Fernanda. « Cela se passe bien car je différencie les choses : à la maison c’est ma maman, mais à l’écurie je la considère comme ma coach », précise Louise Ameeuw. « Elle m’aide à sortir et monter les chevaux, comme ça je peux gérer l’école plus facilement. Néanmoins, je consacre beaucoup de temps et d’énergie aux chevaux. »

Chevaux

Si Louise Ameeuw passe beaucoup de temps aux écuries, c’est notamment parce qu’elle monte plusieurs chevaux. « Ils sont tous uniques et le fait de passer d’un cheval à l’autre me permet de m’améliorer, d’acquérir de l’expérience et de bonnes bases. Je peux aussi m’entraîner davantage et aller régulièrement au concours. »

En ce moment, l’écurie de Louise Ameeuw compte 7 chevaux, dont plusieurs sont voués à être valorisés et commercialisés. D’autres par contre ne devraient jamais quitter son piquet, comme Lover Boy Z qui accompagne la jeune cavalière depuis ses débuts à cheval. « Il était en dépôt-vente à l’écurie, ma maman l’a essayé et a pensé qu’il serait parfait pour moi. Je me souviens comme si c’était hier de la première fois que je l’ai monté. J’étais très impressionnée de passer à cheval mais il m’a beaucoup plu et c’était comme si je l’avais toujours monté », se rappelle la jeune cavalière.
Depuis lors, Louise Ameeuw monte aussi d’autres chevaux mais Lover Boy Z a gardé une place spéciale dans l’écurie et dans son cœur. « Il me donne tout et il a un coeur plus grand que lui. Il est aussi très respectueux, sait quand il s’agit d’un moment important et possède un mental de guerrier. »

Des qualités que Louise Ameeuw retrouve également chez Bamako M’Aurea, un autre cheval qui l’accompagne en concours depuis environ 4 ans. « Lui aussi a un très grand cœur et est compétitif. Quand il entre en piste, il veut gagner ! »

Depuis 2020, Louise Ameeuw peut aussi compter sur Zigali P S, un hongre de 17 ans qui est particulièrement expérimenté puisqu’il a notamment sauté sur 1m60 avec Eric Lamaze et Eric Van der Vleuten. « C’est une star et j’ai énormément de chance de pouvoir le monter car, grâce à son expérience, il m’apporte énormément tous les jours », raconte Louise Ameeuw avec sincérité.

En parallèle, la jeune cavalière prépare la relève avec d’autres chevaux comme Galandra avec qui elle a débuté la compétition à Vejer de la Frontera en début d’année, ou encore Bayla de la Roque (photo ci-contre) qu’elle considère comme l’une de ses meilleures montures. Les deux juments prennent 10 ans cette année.

Enfin, Louise Ameeuw apprend aussi à travailler de plus jeunes chevaux. En ce moment, elle monte Ingrid d’Ecaussinnes, une jument de 7 ans née à l’élevage familial, ainsi que Iemke Swally, qui a 8 ans mais encore peu d’expérience. « Ce sont deux chevaux dans lesquels j’ai beaucoup de confiance pour l’avenir », souligne-t-elle

Performances

Malgré son jeune âge, Louise Ameeuw est travailleuse et garde la tête froide. Et c’est notamment grâce à ces atouts qu’elle a signé de si beaux résultats dans de grandes compétitions ces dernières années. Elle a entre autres décroché une médaille de bronze avec l’équipe belge children au championnat d’Europe de Fontainebleau en 2018, puis a terminé quatrième en individuel du même championnat à Zuidwolde l’année suivante avec Lover Boy Z.

« Cela reste pour l’instant mon meilleur souvenir de concours », précise Louise Ameeuw. « J’y allais pour l’expérience, comme lors de tout concours j’avais envie de bien faire et de rendre fier mon pays, mais je ne m’attendais pas à un tel résultat ! C’était déjà un grand pas d’accéder à la finale pour ma deuxième année en children. Et même si j’ai manqué le podium je suis très heureuse et reconnaissante envers mes parents et l’équipe belge pour cette opportunité. »

Parmi ses plus beaux résultats, Louise Ameeuw retient aussi sa deuxième place dans le Grand Prix 1* de Paris en 2019 avec Lover Boy Z, ou encore ses quelques victoires internationales avec ses autres chevaux – dont Bamako M’Aurea. On peut également souligner que la jeune cavalière a été vice-championne de Belgique scolaires en 2019 et troisième en 2018, ou encore qu’elle a décroché une 2e place dans la Coupe de Belgique des amazones. Bref, les championnats et concours sur plusieurs jours lui réussissent assez bien !
 

« Il y a toujours plus de pression que dans les concours classiques, donc il faut rester concentré et calme, mais je trouve qu’en tant que jeune, ces championnats sont très formateurs », souligne Louise Ameeuw. « On se rend compte qu’en finale tout peut changer, qu’on peut toujours avoir une chance et qu’il faut y croire ! Mes parents m’ont beaucoup appris à gérer cela, et cela s’améliore à force de travail. »

Objectifs

Cette année, Louise Ameeuw passe en juniors et espère participer au championnat de Belgique, « ce qui représente un grand pas après les scolaires », estime-t-elle. Elle aimerait aussi pouvoir participer à quelques beaux concours et décrocher des sélections pour représenter la Belgique en Coupes des nations. « On verra comment se passe mon évolution en juniors, et quelle sera aussi la progression de mes chevaux », précise-t-elle toutefois. Louise Ameeuw accorde en effet beaucoup d’attention à ses chevaux et à leur bien-être. « Sans eux, nous ne sommes rien. Avec mes parents, nous faisons en sorte de nous adapter à chaque cheval et surtout de leur laisser du temps, de ne pas brûler les étapes. Je pense que s’ils sont heureux et qu’on les aime, ils nous donnent tout ! »

A bientôt 15 ans, Louise Ameeuw a encore le temps de réfléchir à son avenir professionnel, mais elle a néanmoins les idées plutôt claires. Elle souhaite réaliser des études pour développer des compétences dans un autre domaine, mais ses rêves restent dirigés vers les chevaux. « Je voudrais un jour avoir mes chevaux et mes écuries, et je travaille et persévère pour arriver au haut niveau si j’en ai la possibilité. Mon plus grand rêve, ce serait de participer aux Jeux olympiques. J’ai cela en tête depuis que j’ai vu ceux de Londres lorsque j’avais 6 ans. »

Zigali P S
Bamako M'Aurea
Galandra

Voir aussi